Quand je me suis posée la question de savoir quels produits j’avais envie de vous proposer, il a très vite été clair dans mon esprit que je voulais créer des carnets. Je n’avais pas envie de faire des objets dérivés pour faire des objets dérivés, j’avais besoin que ça ait du sens (dans mon parcours et en tant qu’objet) pour être fière de ce que j’allais vous proposer, dans la forme mais aussi dans le fond.
C’est ce qui fait aussi que, même quand on s’est rendu compte, avec mon père, qu’il faudrait en vendre un certain nombre pour à la fois les imprimer dans la région (important pour nous) et que ce soit rentable, je n’ai pas changé d’avis.

Un premier rapport à l’écriture complexe

 

Étant enfant, puis adolescente, j’écrivais assez peu. Mon esprit, qui aime bien tout regrouper pour aller à l’essentiel (et qui m’est très utile dans mon art maintenant), me posait problème quand il fallait écrire des dissertations, d’autant plus que le sujet m’intéressait rarement. Je regardais désespérément mes camarades noircir le papier, pendant que je peinais à arriver à la fin de ma copie double, écopant souvent d’un commentaire du type : « Trop synthétique, développez. »

Arrivée en école d’Art, j’ai découvert le monde de l’illustration. J’ai côtoyé des auteurs et ça m’a donné envie de me plonger moi aussi dans l’écriture créative. J’ai commencé à écrire des poèmes et des textes courts, pour moi, ou pour des amis. J’aimais beaucoup ça (et encore aujourd’hui) mais je n’étais pas très « productive », car je pouvais passer des heures sur une même phrase, pour qu’elle sonne juste et dise exactement ce que je voulais dire. Mon rapport à l’écriture n’était toujours pas très fluide.

 

Découverte du « journaling » et boulimie de carnets

 

Ce n’est qu’il y a quelques années, sur mon chemin dans le monde très dense du développement personnel, que j’ai rencontré le « journaling ». J’avais toujours pensé que la pratique du « journal intime » ne servait à rien (à part se regarder le nombril). Mais, après avoir notamment lu le « Miracle Morning » de Hal Elrod, j’ai eu envie d’introduire dans mon quotidien une routine d’écriture pour coucher sur le papier ce que j’avais dans la tête. Pour voir si ça pouvait m’apporter quelque chose.

Et ça a été une révélation ! J’ai découvert que le fait de coucher mes pensées sur le papier les clarifiaient, que d’écrire une question m’aidait à trouver moi-même la réponse ensuite. Écrire développait mon intuition, m’aidait à mieux comprendre ma manière de fonctionner. Je pouvais écrire sans me demander si je faisais des fautes d’orthographe, ou si j’avais la bonne tournure de phrase… mais simplement pour prendre du recul sur mon cheminement mental. Écrire juste ce qui me venait sur le moment, ce que j’avais envie d’écrire. C’était devenu léger.

Et c’est ainsi que les carnets ont commencé à prendre une très grosse place dans ma vie. J’ai récupéré tous les carnets que l’on avait pu m’offrir, et dans lesquels je n’avais souvent rien écrit. Et puis, quand je les ai eus finis, j’ai cherché les carnets qui me donnaient encore plus envie d’écrire dedans.

De la forme et du fond

 

Alors, quand j’ai imaginé ces « Carnets totem » Green Mama, j’ai repensé à ça. Et j’ai créé des carnets qui sont pensés comme une incitation à l’intériorité. Une invitation à creuser pour aller chercher les pépites qui sont en chacun de nous, de vous. Avec, non seulement mes peintures des animaux totems, mais aussi, en quatrième de couverture, un petit texte qui invite à se plonger dans la peau de cet animal, pour s’inspirer encore plus de sa sagesse dans votre quotidien. Autant vous dire qu’écrire ces textes m’a mis la patate ! Et j’espère qu’ils vous donneront la même énergie en les lisant. Tout comme je souhaite que vous ayez envie de vous approprié ces carnets à votre manière, pour vous accompagner vous aussi vers la joie d’être vous-même ! (En y écrivant pourquoi pas vos pensées comme moi… mais, des listes d’idées ou des recettes de cuisine trop bonnes, ça marche aussi !!)

Et vous ? Vous avez des anecdotes au sujet de l’écriture ? Vous écrivez beaucoup, ou juste le strict minimum ? Vous écrivez pour vous, pour communiquer avec les autres ? Ecriture pratique ou poétique ? Je suis curieuse de savoir ce qui vous lie (ou pas) à l’écriture…

PS : Ces carnets seront sur la boutique en ligne à partir de vendredi prochain, mais d’ici là, vous pouvez toujours les précommander avec une petite reduc’ en m’envoyant un petit mail

PS : Et maintenant j’écris même des articles de 3 km de long sans même m’en rendre compte !